La forêt de Longuenée
Le chemin des Landes partait du
bourg de Brain, il reliait le grand chemin d’Angers à Chazé sur Argos et le
bourg de Brain à la forêt et landes de Longuenée : la route de
1750 - 2005
A ce carrefour : le réservoir des fosses moron ; c’était une ancienne carrière de grave, devenu abreuvoir, vivier, lavoir et déversoir d’orage, il protégeait le bourg de Brain des inondations.
« La forêt de Longuenée
s’étendait jusqu’au Plessis-Macé, ce bourg fut construit dans l’une des vastes
clairières de la forêt. Le fer a été exploité au 7ème et 8ème siècle et a
permis le développement au Plessis-Macé d’une importante activité de
chaudronnerie et d’armurerie avec la commercialisation par le port de
Les invasions bretonnes puis
normandes obligeront les riverains de
Au 12ème-15ème siècle, le prieur du Plessis-Macé avait des droits sur la forêt de Longuenée, il pouvait y mettre toute l’année deux cents porcs en pacage. (carrefour aux cochons ?)
Louis XI venait y chasser souvent
avec Louis II de Beaumont, seigneur de la forêt et du Plessis, il y eut
d’ailleurs une sainte colique qui fut à
l’origine de la restauration de la chapelle Ste Emérance à
Le seigneur René de Mergot de
Montergon avait aussi le droit de chasse sur cette forêt, il avait son relais
de chasse aux Périers (les Poiriers) de

Extrait de la carte géologique de
La forêt est située sur une bande d’altérites ou régolites avec présence de fer (difficilement exploitable).
La forêt (entourée des landes de
Longuenée) occupait tout le plateau (altitude : 80 à
Elle fut la propriété des comtes
Walsh de Serrant (18-19me) puis des de
Elle fut avant 1914 un lieu de
recherche de minerai de fer avec des tentatives d’extraction (
L’ONF l’a
reboisée à partir de 1967 et recreusé en 1975 l’ancien étang (le pré de
l’étang) dont la levée était abandonnée, il occupe

L’étang de la forêt de
Longuenée existait au 18 ème siècle, il est porté sur la carte de Cassini.
Brain sur Longuenée était tourné vers la forêt et les landes environnantes, les pauvres gens y trouvaient du pacage, du bois de chauffage, du charbon de bois, du gibier. On pouvait aussi y récolter des petits fruits, nèfles, poires, cormes et parfois en faire des boissons. Les branches de frênes servaient à affourager les animaux pendant les sécheresses et aussi à faire une sorte de cidre, la frênette. Des loups ont été signalés vers 1715.
Des noms de lieu-dit : les
Landes,
Carrefour aux cochons et Chemin des charbonniers
La forêt était aussi un carrefour
à
C’était un lieu de menus trafics et de refuges de gens en conflits (le sel et la gabelle, la chouannerie, l’armée Allemande et son mirador).
En décembre
et Janvier 1793, Toussaint Ambroise de
Le mardi 6 août 1799 (19 thermidor de l’an VII), une battue contre les chouans est organisée en forêt de Longuenée.
Moins inhumain cette fois, les 8 et 15 février 1942, une battue aux lapins (sans fusils) est organisée, au profit des prisonniers, par la paroisse de Brain-sur-Longuenée ; résultat : 75 puis 94 lapins sont vendus pour 8.000 francs. (Pierre Geley, Curé)
Les
charbonniers y vivaient dans des loges : des actes de baptêmes témoignent
de naissances dans ces abris : deux lieux-dits sont toujours appelés
La forêt de Longuenée, à elle seule, permet d’expliquer l’existence de Brain sur Longuenée depuis le 11 ème siècle. A quoi s’ajoutait que le bourg était sécurisé, aucun grand chemin ne le traversait, qu’on y trouvait de la pierre (shiste) et de la grave (sable, argile) pour construire, que l’eau plus ou moins potable était présente (Brain signifie landes , marécages).

Grande ligne forestière
Plan détaillé
de 
Carte
de la forêt de Longuenée par
sources : curé Gourdon - A.D. 49 - Article de l’O.N.F. La Membrolle
- association St Martin